Mardi 8 avril 2026
Sans solution, Dolimont se contente de parler. La Wallonie attend encore.
Réaction de la FGTB wallonne au Discours sur l’Etat de la Wallonie 2026 par le Gouvernement wallon
Communiqué de presse
Un discours sans action
Dans son Discours sur l’État de la Wallonie 2026, le Ministre-Président Dolimont a aligné les chiffres, les citations et les promesses. Il a oublié l’essentiel : agir. Deux ans après son entrée en fonction, les Wallonnes et les Wallons attendent toujours des décisions concrètes. La FGTB wallonne refuse que l’immobilisme devienne la marque de ce Gouvernement.
DÉFI 1 Les Wallonnes et les Wallons : grands absents du discours
Les Wallonnes, les Wallons : le Ministre-Président ne les a pas minimisés, il ne les a pas poussés sur le côté, il les a tout simplement oubliés. Pas un mot sur leur quotidien, leur travail, leur qualité de vie. Que ce soit sur le coût de l’énergie, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou les services publics : silence.
Il accumule les chiffres et les lieux communs sur l’économie. Il ne côtoie pas les Wallonnes et les Wallons. Il ne les connaît pas.
Jean-François Tamellini, Secrétaire général de la FGTB wallonne : les travailleurs, les travailleuses, les familles et les entreprises ont besoin de solutions ambitieuses et rapides. Ils ont besoin que le Gouvernement wallon prenne des décisions. L’attentisme n’est pas une politique.
DÉFI 2 La crise énergétique : le dossier est prêt, le courage manque
La Wallonie peut agir sur la crise énergétique. Elle reste paralysée. Un seul dossier résume tout : la Boucle du Hainaut. Ce projet doit acheminer de l’électricité décarbonée en abondance vers les entreprises wallonnes. Le dossier est prêt. Il ne manque qu’une minute de courage politique.
Pendant ce temps, la Flandre avance. L’économie wallonne perd du terrain. Le Ministre-Président ne prend pas ses responsabilités.
DÉFI 3 L’emploi : de la pression sur les travailleurs, pas de création d’emplois
Le Ministre-Président met la pression sur les travailleurs et les chercheurs d’emploi. Sur la manière de créer des emplois de qualité, il reste muet. Énoncer des statistiques et faire du name-dropping ne constitue pas une politique pour l’emploi.
L’élève Dolimont a bien retenu sa leçon « il faut atteindre 70% de taux d’emploi en Wallonie » mais le professeur Dolimont n’a pas pu expliquer comment y parvenir. Il n’a pas pu expliquer non plus comment créer des emplois de qualité, des emplois qui ne sont pas de l’intérim et des flexi-jobs.
DÉFI 4 Deux ans de gouvernement : que s’est-il passé ?
Le Ministre-Président a beaucoup parlé du passé, beaucoup parlé de ses intentions. Il a oublié de parler de ce qu’il a fait. Le Gouvernement wallon est en place depuis 2024. Les crises se succèdent. Quelles décisions ont été prises ?
Jean-François Tamellini : Plus que d’ingénieurs, la Wallonie a, surtout, besoin d’un Gouvernement de travailleurs et de travailleuses.
