08-08-26
Bois du Cazier : septante ans, et la mémoire intacte

Bois du Cazier : septante ans, et la mémoire intacte

Le 8 août 1956, à 8h10, tout a basculé au fond du Bois du Cazier. Un incendie se déclare à près de mille mètres sous terre, et les fumées piègent les hommes au fond. Ils étaient 275 descendus ce matin-là. 262 ne sont jamais remontés. Il faudra attendre le 23 août pour connaître le bilan exact.

262 mineurs, douze nationalités, la même raison d’être descendus : gagner leur croûte, dans des conditions d’un autre temps. Derrière eux, des centaines de veuves et d’orphelins.

Le drame n’a pas seulement endeuillé un bassin. Il a forcé le pays à regarder en face le prix humain du charbon, et à revoir la sécurité au fond. Il a marqué, aussi, la fin d’une époque pour l’industrie wallonne.

Aujourd’hui, le site est un lieu de mémoire, classé au patrimoine mondial. Chaque 8 août, on y fait sonner la cloche 262 fois, une par victime.

Septante ans plus tard, on ne les oublie pas.

Légende photo: Camille Detraux et Raymond Paquay, Foule devant les grilles du charbonnage du Bois du Cazier le 8 août 1956, jour de la catastrophe minière. Épreuve à la gélatine argentique, tirage tardif, 27,3×28,5 cm. Coll. Musée de la photographie MPC 2020/29.1

Image Bois du Cazier : septante ans, et la mémoire intacte