01-07-26
Boucle du Hainaut : les conditions d'une décision sont réunies pour avancer sans plus attendre
COMMUNIQUE DE PRESSE
Boucle du Hainaut : les conditions d’une décision sont réunies pour avancer sans plus attendre.
La phase officielle de consultation sur la Boucle du Hainaut est désormais clôturée. Trois mois après leur prise de position commune, AKT, Canopea, la CSC, la FGTB wallonne et UCM estiment que le dossier est suffisamment abouti pour permettre au Gouvernement wallon de se prononcer sur ce projet stratégique pour l’avenir énergétique, économique et industriel de la Wallonie.
L’ensemble des contributions est désormais entre les mains du ministre François Desquesnes. En parallèle, les différents protagonistes du dossier ont été entendus par le Parlement Wallon, les dernières auditions ayant lieu ce mardi.
Après plusieurs années d’études, d’analyses environnementales, d’examens des alternatives et de dialogue avec les parties prenantes, le dossier est aujourd’hui complet et les organisations signataires considèrent qu’il contient tous les éléments nécessaires à une décision politique.
Les instances consultatives ont à plusieurs reprises salué la qualité des analyses, l’examen des alternatives et l’identification des corridors présentant le moins d’incidences locales sur l’environnement
Les récentes auditions organisées au Parlement wallon ont mis en évidence tous les éléments permettant de poser le choix de la technologie. Il est crucial que le Parlement puisse envoyer un message très clair au Gouvernement, suite à ces auditions, pour que ce dossier avance enfin.
La clôture de cette consultation ne marque pas la fin du processus. Une enquête publique et une demande de permis, elles aussi soumises à consultation, interviendront encore dans la suite du projet. Les préoccupations des riverains, des autorités locales et des autres parties prenantes continueront à être examinées dans le cadre des prochaines étapes de la procédure.
Un besoin énergétique et industriel désormais établi
La nécessité de renforcer le réseau électrique wallon est aujourd’hui largement établie.
Le Hainaut concentre 43 % de la consommation énergétique industrielle wallonne, encore dominée à 70 % par les énergies fossiles. Dans un contexte d’électrification croissante, de décarbonation de l’industrie et de développement des énergies renouvelables, renforcer le réseau est devenu indispensable pour préserver la compétitivité des entreprises, soutenir l’emploi industriel et atteindre les objectifs climatiques.
Sans infrastructure adaptée, les raccordements seront freinés, les investissements ralentis et la transition énergétique compromise. Les projets de production d’électricité décarbonée, offshore comme onshore, doivent pouvoir être raccordés au réseau afin de renforcer l’approvisionnement énergétique et l’attractivité industrielle de la Wallonie.
Dans le même temps, la Flandre a poursuivi son calendrier. Le 3 avril 2026, le Gouvernement flamand a adopté provisoirement un tracé pour la partie flamande de la Boucle du Hainaut dans son plan d’exécution spatial. La Wallonie doit désormais pouvoir avancer au même rythme afin de garantir la cohérence du projet.
Un levier pour l’emploi et l’investissement
La Boucle du Hainaut constitue également un levier économique majeur. Selon l’étude Deplasse, le renforcement du réseau représente un potentiel de 180 à 500 millions d’euros de valeur ajoutée supplémentaire par an et de 2.500 à 7. 000 emplois. À l’inverse, chaque année de retard à partir de 2030 représenterait entre 63 et 290 millions d’euros de valeur ajoutée perdus et entre 800 et 4. 000 emplois qui ne verraient pas le jour.
Le coût de l’inaction ne peut plus être ignoré. Chaque report de décision retarde les investissements, l’électrification des activités économiques, le développement des énergies renouvelables et la sécurisation de l’approvisionnement électrique wallon.
Notre appel
AKT, Canopea, la CSC, la FGTB wallonne et UCM appellent le Gouvernement wallon à :
- Tirer sans délai les enseignements de la consultation ;
- Constater que le dossier dispose aujourd’hui de tous les éléments nécessaires à une décision ;
- Confirmer dans les meilleurs délais le choix technologique ainsi qu’un corridor préférentiel ;
- Engager sans délai les dernières étapes administratives nécessaires afin qu’une décision gouvernementale puisse intervenir dès la rentrée.
Pour les organisations signataires, prolonger l’incertitude ne permettrait plus d’améliorer le dossier. Cela reviendrait en revanche à retarder des investissements, des raccordements et des projets dont la Wallonie aura besoin dans les années à venir.
Les analyses ont été réalisées. Les consultations se sont tenues. Le temps de l’instruction est aujourd’hui derrière nous. Il appartient désormais au Gouvernement wallon de tracer la voie pour un projet dont dépend une partie de l’avenir énergétique, industriel et économique de la Wallonie.
